Localisation indicative sur Arras et sa couronne.
À Arras, sous le beffroi classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et le long des façades à pignon des places baroques, les toitures anciennes demandent un savoir-faire particulier. Cotrad, dont la raison sociale complète est Couverture Traditionnelle, exerce ce métier depuis le centre-ville, rue Lamartine, et intervient sur les toits en tuiles et en ardoises de la préfecture du Pas-de-Calais comme de ses communes voisines.
Une couverture ancrée dans le centre historique d'Arras
Arras concentre un patrimoine dense : le beffroi et sa place inscrits par l'UNESCO, la Grand'Place et la place des Héros bordées de façades baroques flamandes, la Citadelle édifiée par Vauban, et le réseau souterrain des boves qui court sous une partie du centre-ville. Au-dessus de ce décor classé, les toitures des maisons de ville, hautes, pentues et mitoyennes, sont pour beaucoup restées fidèles aux matériaux d'origine : ardoise sur les demeures les plus anciennes, tuile mécanique ou tuile flamande sur les constructions de la reconstruction du début du vingtième siècle.
Intervenir sur ce type de toiture suppose de composer avec des accès étroits, des toits voisins à ne pas endommager et, parfois, des règles d'urbanisme propres aux abords de monuments historiques. Un couvreur installé en plein cœur d'Arras, comme l'est Cotrad, connaît ces contraintes au quotidien : elles font partie du métier dès qu'un chantier se situe à quelques rues d'une place classée ou d'un secteur sauvegardé.
Tuiles, ardoises et zinguerie : le métier au fil des chantiers
La couverture par éléments recouvre un ensemble de savoir-faire complémentaires, tous nécessaires à la tenue et à la durabilité d'un toit.
La pose et la réparation des éléments de toiture
Selon l'âge et le style du bâtiment, la couverture combine tuiles en terre cuite, souvent de type flamande ou mécanique dans la région, ou ardoise naturelle sur les toitures plus anciennes et les pans les plus visibles depuis la rue. Remplacer une tuile fêlée, reprendre un faîtage descellé ou refaire une pente entière suppose à chaque fois de respecter l'inclinaison d'origine et le calepinage existant, en particulier lorsque le toit est visible depuis une place ou un axe touristique du centre-ville.
Zinguerie et étanchéité, deux maillons souvent sous-estimés
Gouttières, chéneaux, noues et descentes d'eau pluviale conditionnent, tout autant que les tuiles elles-mêmes, la bonne évacuation de l'eau. Sur une maison mitoyenne du centre d'Arras, une noue mal reprise se traduit vite par une infiltration en façade ou chez le voisin direct. Les points singuliers, solins de cheminée, jonctions avec une lucarne ou un velux, écran de sous-toiture, sont d'ailleurs plus souvent à l'origine des infiltrations constatées après plusieurs années que la surface courante du toit, d'où l'importance de les examiner systématiquement lors d'un diagnostic.
Conseils : entretenir sa toiture face au climat du Nord
Le climat du Pas-de-Calais, marqué par des précipitations fréquentes réparties sur une bonne partie de l'année et une humidité ambiante durable, favorise le développement des mousses et des lichens sur les toitures orientées au nord ou ombragées par un arbre proche. Un toit humide en permanence vieillit plus vite qu'un toit qui sèche rapidement après la pluie.
- Faites inspecter la toiture au moins une fois par an, idéalement avant l'automne, pour repérer tuiles déplacées ou fêlées.
- Surveillez le développement de mousses et de lichens, plus fréquent sur les pans orientés au nord et à l'ombre.
- Nettoyez gouttières et descentes d'eau régulièrement, surtout après la chute des feuilles.
- Faites vérifier la ventilation des combles, une sous-toiture mal ventilée favorise la condensation.
- Après un épisode de vent fort, examinez la toiture depuis le sol avant de conclure qu'il n'y a rien à signaler.
Un démoussage bien conduit, sans nettoyeur haute pression agressif qui userait prématurément la tuile ou l'ardoise, prolonge nettement la durée de vie d'une couverture. C'est une opération d'entretien à part entière, distincte d'une réparation, et qu'il vaut mieux confier à un professionnel équipé pour travailler en toute sécurité en hauteur.
Travail en hauteur et garantie décennale
Le métier de couvreur s'exerce presque entièrement en hauteur, sur des pentes parfois marquées, avec un risque de chute qui n'est jamais négligeable. Cela impose un équipement de sécurité adapté (échafaudage conforme, ligne de vie, harnais selon les configurations) et une organisation de chantier rigoureuse, en particulier sur les toitures mitoyennes du centre-ville où l'espace au sol pour installer un échafaudage est souvent restreint.
Sur le plan des garanties, tout ouvrage de couverture relève de la responsabilité décennale du professionnel qui l'exécute : pendant dix ans, l'entreprise reste responsable des désordres compromettant la solidité de la toiture ou son étanchéité. Avant tout engagement, demander l'attestation d'assurance décennale en cours de validité reste le réflexe le plus simple pour se prémunir contre ce risque.
Cotrad, une entreprise ancienne dans le paysage arrageois
Couverture Traditionnelle, connue sous le nom commercial de Cotrad, existe depuis 1980 et s'est installée rue Lamartine, à Arras, en 1988. L'entreprise a fait évoluer sa forme juridique en société par actions simplifiée en 2018 et dispose, depuis 1992, d'un second établissement à Dainville, commune limitrophe à l'ouest d'Arras. Elle figure parmi les entreprises reconnues garant de l'environnement (RGE) pour des travaux d'isolation par l'extérieur associés à une couverture en ardoise. Cette ancienneté, plus de quarante ans d'activité au même endroit, en fait l'une des entreprises de couverture les plus établies du centre d'Arras, un repère pour qui cherche un interlocuteur habitué de longue date au bâti du centre historique.
Questions fréquentes
Pourquoi une toiture du centre-ville d'Arras demande-t-elle plus de préparation qu'une toiture pavillonnaire ?
Qu'est-ce que la certification RGE apporte concrètement pour un couvreur ?
Faut-il refaire toute la toiture si seules quelques tuiles sont cassées ?
Le saviez-vous ? La tuile flamande, une histoire née dans le Nord
La tuile flamande, très présente sur les toitures d'Arras et de sa région, tire son nom de la Flandre voisine, où ce type de tuile à emboîtement s'est développé pour remplacer la tuile plate, plus lourde et plus fragile. Au fil du dix-neuvième siècle, l'essor des tuileries mécaniques du Nord de la France a généralisé ce modèle sur les toits de la région, au point d'en faire l'un des matériaux de couverture les plus caractéristiques du paysage arrageois, aux côtés de l'ardoise sur les bâtisses les plus anciennes.
Sur les toits du centre d'Arras, tuile flamande et ardoise se côtoient encore aujourd'hui, chacune répondant à une époque de construction différente, ce qui explique pourquoi un même couvreur doit souvent maîtriser les deux matériaux sur un périmètre restreint.





